SOUS LE SOLEIL, EXACTEMENT…

Chronique parue ce jour, samedi 31 août 2019, dans le quotidien régional La République des Pyrénées// Cronica parescuda uei, dissabte 31 d’aost 2019, en lo diari regionau La République des Pyrénées.

© Sèrgi Javaloyès

© La République des Pyrénées

C’est la reprise et vous livre donc ce jour la première chronique d’un été qui n’en finit pas de nous accabler.

S

Je déteste la chaleur. Je la fuis pour mon abri où la fraîcheur m’accueille. Je devrais me réfugier dans un refuge près des sommets himalayens. Or, je fréquente, comme mes compatriotes, la côte landaise. J’y marche, lis et écris plus que je ne nage, au grand dam de ma famille. Au plus haut de la dune, j’aperçois l’affluence estivale ayant déjà déroulé serviettes, tapis et parasols… Je ne la comprends toujours pas. Elle s’expose dûment huilée sur la plage la plus proche des parkings pris d’assaut… Elle revient chaque jour, entêtée et grégaire. Elle se baigne certes. N’a-t-elle pas fait des centaines de kilomètres pour ce faire ?

La raison de son loyalisme aux plages bondées m’est mystérieuse. On me dit, qu’elle a payé son séjour. Quand le vin est tiré… Quand vient la pluie, elle se presse en ville. Elle s’agite, en pratiquant un incroyable et compulsif consumérisme. Elle mange sucré, pour oublier sans doute les vicissitudes d’une vie qu’elle tente en vain d’oublier. Les jeunes, tout genres confondus, redoutent l’ennui. Ils s’emploient à déjouer ses manœuvres. Ils campent en groupe, surfent, bronzent, plongent, bravant joyeux les vagues et leurs rouleaux. Le soir venu, ils s’installent sur la plage désertée, attendent la nuit salvatrice. Ils fument, discutent, rient, et surtout draguent. Qui s’en plaindrait ?

Ici, on a retrouvé la « calorassa » (1) que nous pensions partie vers d’autres cieux. Hélas, elle nous poursuit de ses assiduités plus ou moins subtropicales. Elles sont endémiques aux pays à la végétation luxuriante qui fait de la forêt amazonienne un sanctuaire de la biodiversité mondiale. Elle est menacée d’incendies, brûlant et dévastant tout sur leur passage. Là-bas, le capitalisme y est sauvage. Débridé. Bolsonaro, cet extrémiste droitier — cet « hastialàs » (2) — est son sombre héraut. Sa vulgarité est à l’aune de son modèle Trump. Macron, au G7, au pays des surfeurs empêchés, a-t-il fait plier ce président ordurier ? Ses collaborateurs ont insulté sans barguigner son épouse. L’incendie est désormais diplomatique. Qui en sera le pompier ?

1. Canicule

2. Grand dégueulasse.

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