Chronique parue ce jour, samedi 2 janvier 2021 dans la page Idées de La République des Pyrénées// Cronica parescuda uei, dissabte 2 de genèr 2021 en la pagina Idées de La République des Pyrénées.
En vérité, l’air du temps est glacial et nous nous chauffons comme nous pouvons, en espérant que le vaccin ARN Messager vienne exiler, au fin fond de notre galaxie, cet horrible SARS-CoV2. « Rien n’est moins sûr ! » clament les opportunistes de tout acabit — Nicolas Dupont-Aignan (2), entre autres…— qui sont prêts à tout pour faire fructifier leur commerce électoraliste…
Je me suis levé à l’aube hivernale. La nuit s’enfuyait. Le vent s’était calmé. De-ci, delà, un oiseau chantait sur son arbre. Le soleil annoncé vagabondait sans doute encore derrière les sommets bigourdans. J’ai songé à tout ce que nous avions vécu depuis le mars 2020 et ce que nous vivrons demain, quand le temps aura déroulé son éternel ruban de jours et de nuits. À ce qu’on nous dit, il n’y aura pas d’amélioration de sitôt, du côté de l’épidémie.
Au cas où vous n’auriez pas entendu sa rumeur, l’élection de 2022 est déjà à trépigner au seuil de nos villes et villages. Il y a de quoi désespérer le citoyen bienveillant que je suis. On me dira que le combat politique a des raisons que le cœur n’a pas, que la fin appelle tous les moyens… Je m’en moque. Cette longue et inexorable campagne électorale finira par en lasser plus d’un.
Que ferai-je ? Essayer de ne pas attraper de la Covid. L’a-t-on oublié ? Il contamine, encore, un nombre conséquent de nos compatriotes quand elle ne les tue pas. Un article (3) du « Monde » nous montre combien le désarroi du personnel des crématoriums, des Ehpad et des hôpitaux de la ville de St Etienne est grand, face aux nombre croissant de décès et à la douleur des familles.
Le jour est venu enfin. j’ai voulu croire que le mauvais temps était derrière nous. Le soleil a enfin percé, là-bas, sur le « Mont-Agut » (il l’est vraiment). La nouvelle année se réveillait sous de bons auspices. Je pouvais marcher, volontaire, sans peur et sans reproche, sous le ciel clair de toutes les espérances.
Bona Annada 2020
1. 30 décembre 2020.
2. L.F.I. 31 décembre 2020
3. Rémi Barroux, Le Monde, du 29 décembre 2020