LA CHRONIQUE

CHRONIQUE PARUE AVANT-HIER SAMEDI 31 OCTOBRE 2026 À LA PAGE « DÉBAT & OPINION » DU QUOTIDIEN LA RÉPUBLIQUE DES PYRÉNÉES.

CRONICA PARESCUDA DELÀ GER DISSABTE 31 D’OCTOBRE 2026 A LA PAGINA « DÉBAT & OPINION » DEU DIARI LA RÉPUBLIQUE DES PYRÉNÉES.

Ce matin-là, la chronique n’a rien voulu entendre. Ce n’était certes pas la première fois qu’elle me faisait le coup, mais cette nouvelle rébellion, je l’avoue, m’a déconcerté. Qu’avais-je donc fait pour mériter sa colère ? Était-elle lasse de notre vieille association ? Peut-être avait-elle décidé de me quitter une fois pour toutes, de me laisser seul, comme une âme en peine, avec mes mots et mes phrases ?

À ses yeux, je suis un indésirable qui n’a plus sa place dans cette étroite colonne de la page « Débat et opinion » du samedi. Peut-être voulait-elle simplement me signifier qu’il me fallait changer de thème, de registre : m’intéresser à l’actualité nationale, voire internationale. Que sais-je encore ? Forcément, le météorologue obsessionnel que je suis l’insupporte

Je l’ai interpellée. En vain : elle n’a pas voulu me répondre. Elle est comme ça, la chronique. C’est une taiseuse ; pourtant, elle n’en pense pas moins. À quel saint devais-je me vouer ? Elle s’était déjà manifestée la veille, alors que l’endormissement m’emportait en son royaume. Je n’y avais vu que l’écho incertain d’un de ces songes qui troublent parfois mes nuits et dont je ne tire aucune leçon. J’avais passé outre. Après tout, n’en suis-je pas l’auteur ? Que ferait-elle sans moi ?

  1. Mésange bleue.
  2. Rouge-gorge.

LA VIOLENCE EST UN ALCOOL FORT