Chronique parue hier, samedi 30 janvier 2021 dans la page Idées et Débats de La République des Pyrénées/ Cronica parescuda ger, dissabte 3à de genèr 2021, en la pagina Idées et Débats de La République des Pyrénées.
La pluie a repris ses quartiers d’hiver. Après la neige et le froid, elle nous offre une douceur qui devrait apaiser notre anxiété, à quelques jours d’un nouveau confinement. Elle nous murmure sa tristesse coutumière. Nous l’écoutons comme une vieille rengaine et la nostalgie du temps naguère nous rattrape et nous afflige. L’époque, en effet, n’est pas aux joies et aux peines d’une vie banale. C’était quand, déjà ? Je ne saurais vous le dire tant la chose me paraît lointaine, brumeuse.
D’aucuns ne sont pas tristes, ils sont colère. Ils disent pis que pendre du chef de l’État et de son 1er Ministre. Après le mensonge stupide des masques et l’impéritie des tests, la pénurie des vaccins ajoute au trouble de nos compatriotes. Qui est responsable ? Doit-on dénoncer la vénalité des laboratoires rémunérés par l’Union Européenne ? Doit-on vilipender l’anglais « AstraZeneca » qui vient de baisser et de reporter de facto ses livraisons sur le Continent ? La seule question qui vaille : comment est-on arrivé là ?
Faut-il rappeler que le soutien financier à la recherche fondamentale a été, pendant plusieurs décennies, négligé, amoindri ? À tel point que d’éminents chercheurs ont quitté l’Hexagone pour les États-Unis ou le Royaume-Uni où ils ont trouvé finance et soutien stratégique sans pareils. L’un d’eux, Stéphane Bancel, est le patron du laboratoire Moderna. Un autre dirigeant d’Astra Zeneca. Sans compter avec les choix financiers pour le moins discutables du géant pharmaceutique français, Sanofi. Il y aurait beaucoup à dire sur l’hypercentralisation de notre administration, sur son labyrinthe technocratique qu’elle engendre, sur la méfiance envers la recherche privée qu’elle induit. Et j’en passe des plus pénibles…
N’importe, nous dit-on, il nous faudra vivre avec le coronavirus qui a le talent, ce n’est pas nouveau, de se multiplier à l’infini. Je ne sais pas vous mais moi, je ne sais pas vivre avec un virus. Dans une autre vie, j’ai cohabité non sans mal avec une « putassèra de bacteria », mais coexister avec le Covid19, cela je n’arrive pas à le concevoir…
L’expression c’est « pis que pendre » non Sergi?
Amities
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Tu as raison, une erreur de frappe stupide.
Mercés Francis.
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