© Sèrgi Javaloyès
© La République des Pyrénées
Dans ce siècle nouveau tout est devenu viral : la haine, la violence, le mensonge, la pornographie, l’antisémitisme, et le complotisme sous toutes ses formes. Le cas de la jeune Mila en marque sans nul doute l’extrême intensité. Elle a insulté l’Islam et non pas les Musulmans comme une gauche égarée l’a prétendu. C’est pourtant elle qui a subi menaces de viol, de mort, que sais-je encore ?, l’obligeant à changer d’établissement scolaire et de lieu de résidence. Mme Belloubet, agrégé de droit, professeur des Universités, y a été de sa confusionnelle déclaration… mélangeant haine raciale et blasphème que cependant notre Constitution dispense de toute poursuite judiciaire.
Une viralité coriace et mutante se développe, notamment sur les réseaux sociaux à chaque seconde de notre temps accéléré. Elle développe la violence d’une minorité de croyants d’une religion qu’ils dévoient et politisent à dessein. Ceux-là enfantent, comme les évènements dramatiques de ces dernières années nous l’ont appris, une pensée malfaisante et dangereuse.
Les incessantes avancées technologiques dont nous bénéficions presque tous, permettent à tout un chacun de déverser, sous le plus strict anonymat, des tombereaux d’insultes quand ce ne sont pas les rumeurs des plus délirantes. Voyez, la panique engendrée par le coronavirus. Elle est désormais exploitée par des milliers d’utilisateurs de Twitter ou FaceBook qui répandent la peur millénaire d’une nouvelle peste dont Albert Camus a magistralement parlé. Déjà, les restaurants asiatiques sont désertés en région parisienne ; nos compatriotes originaires d’Asie se voient suspectés, ostracisés. Le vieux virus du racisme qui ne demandait qu’à se manifester, est revenu « a hum de calhau ! » (1)
- À pleins gaz !