CHRONIQUE PARUE HIER SAMEDI 16 NOVEMBRE 2024 DANS LA PAGE « DÉBAT & OPINION » DU QUOTIDIEN « LA RÉPUBLIQUE DES PYRÉNÉES. »
CRONICA PARESCUDA GER DISSABTE 16 DE NOVEME 2024 EN LA PAGINA « DÉBAT & OPINION » DEU DIARI « LA RÉPUBLIQUE DES PYRÉNÉES ».
Sacha, un ancien camarade, au temps jadis où je traînais mes « espartenhas » (1) à la faculté des lettres de l’UPPA, m’a transmis hier soir un texte. Il m’a aussitôt empoigné comme un rappel à l’ordre d’une des plus grandes tragédies de l’histoire. Il y en eut d’autres après, bien sûr et hélas. Je ne l’ai guère modifié. Et qu’on ne vienne pas me dire les mots « hastiaus » (2) qu’on m’a prodigués concernant le conflit proche oriental. Je m’en moque comme de ma première « batssara » (3) dans la cour de l’école primaire de Nay. Une fois n’est pas coutume, je vous le livre à présent.
« Irena Sendler, récemment décédée à 98 ans, était une résistante polonaise et catholique. Elle demanda en 1942, à aller travailler comme plombier et serrurier dans le Ghetto de Varsovie. Elle avait une motivation bien particulière, elle connaissait les plans d’extermination des nazis envers les juifs. Irena cacha des enfants dans le fond de sa boîte à outils qu’elle transportait à l’arrière de son véhicule ainsi qu’un grand sac (pour les plus grands d’entre eux). Elle avait aussi un chien à l’arrière qu’elle avait entrainé à aboyer quand les soldats allemands la contrôlaient à l’entrée et à la sortie du ghetto. Les soldats ne pouvaient rien contre le chien qui couvrait en fait le bruit que pouvaient faire les enfants. Elle sauva ainsi 2500 enfants. Elle fut arrêtée et les nazis lui brisèrent les jambes, les bras et la torturèrent très sévèrement. Néanmoins, Irena garda tous les noms des enfants qu’elle avait sortis du Ghetto et garda ces noms dans une jarre en verre enterrée derrière un arbre, au fond de son jardin, derrière sa maison. Après la guerre, elle essaya de localiser tous les parents qui avaient pu survivre et tenta de réunir les familles, mais la plupart avaient été gazés. Les enfants sauvés furent placés dans des familles d’accueil ou furent adoptés. Elle a été proposée pour « le prix Nobel de la Paix », mais sa candidature n’a pas été retenue. En sa mémoire, 63 ans plus tard, je participe à cet anniversaire. »
Sacha.
1. Espadrilles.
2. Dégueulasses
3. Bagarre.

