Chronique parue aujourd’hui 9 novembre 2024 dans la page Débat & opinion du quotidien La République des Pyrénées.
Cronica parescuda uei dissabte 9 de noveme 2024 en la pagina Débat & opinion deu diari La République des Pyrénées.
Bloc-notes des articles, chroniques et recensions effectuées pour la presse et les revues littéraires
Chronique parue aujourd’hui 9 novembre 2024 dans la page Débat & opinion du quotidien La République des Pyrénées.
Cronica parescuda uei dissabte 9 de noveme 2024 en la pagina Débat & opinion deu diari La République des Pyrénées.
CHRONIQUE PARUE CE JOUR SAMEDI 2 NOVEMBRE 2024 DANS LA PAGE « DÉBAT & OPINION » DU QUOTIDIEN « LA RÉPUBLIQUE DES PYRÉNÉES »
CRONICA PARESCUDA UEI DISSABTE 2 DE NOVEME 2024 EN LA PAGINA « DÉBAT & OPINION » DEU DIARI « LA RÉPUBLIQUE DES PYRÉNÉES. »
Hier matin, le ciel était pâle. Peut-être avait-il passé une mauvaise nuit ? Nos montagnes avaient revêtu les tristes habits d’une aube brumeuse. J’avais encore en tête le désastre diluvien frappant le pays Valencien. Et ce n’est pas fini, loin de là ! Ce pays a vu naître au XVIII° siècle, mes aïeuls, et j’ai toujours su que mon âme y gardait une part de mes racines. Bientôt, le ciel a jeté son masque automnal pour un bleu poudré printanier. Il ferait doux, anormalement doux.
J’ai rapidement consulté la presse catalane et espagnole. Sur «https://elpais.com/ », une vidéo d’une habitante de Benetusser, ville de la Huerta Sur de València, montrait l’avancée soudaine, assassine, de la crue dévorant tel un ogre d’eau noirâtre, une rue encombrée de véhicules. Un tsunami terrestre !
Déjà, les polémiques allaient bon train. La droite et l’extrême-droite espagnoles dénonçaient l’inaction du gouvernement de Pedro Sánchez. La réalité semble plutôt incriminer Carlos Manzón, le président de la Communauté Autonome du Pays Valencien, membre du Partido Popular, la droite espagnole, qui aurait fort tardivement actionner l’alerte auprès de ses concitoyens, ne tenant pas compte de celle donnée par les autorités gouvernementales. C’est plus qu’affligeant, criminel.
Aujourd’hui, la presse espagnole précise que nombre de propriétaires des voitures ont péri en voulant les sauver. Un tragique paradoxe ! Aujourd’hui, leur agrégat boueux témoigne de la violence apocalyptique de DANA (1). Une autre image : un cheval pris dans un amas d’arbres, de branches et de déchets. Mon premier réflexe a été : « Vont-ils pouvoir le sauver ? », et en même temps : « Ont-ils pu sauver femmes, hommes et enfants emportés comme fétus de paille par ce fleuve inexpugnable digne du récit biblique. « Dieu dit à Noé : (…) Eh bien ! je vais les détruire et la terre avec eux. Fais-toi une arche en bois de cyprès. » (2). On connaît la suite… Enfin, c’est une allégorie.
Le chiffre tragique des morts ne cesse d’augmenter, plus de 200 victimes et on n’est pas au bout des recherches effectuées par les pompiers, l’armée diligentée par Sánchez et enfin acceptée par Manzón. Sous la boue, dans les véhicules amoncelés, la mort et la désolation !
Cependant, un article du « Monde » (3) nous apprend qu’un tiers de nos compatriotes doutent de l’origine du dérèglement climatique quand d’autres le récusent.
1. Phénomène de la goutte froide.
2. Genèse 6, 13-14.
3. Du jeudi 31 octobre 2024.
