CHRONIQUE PARUE AUJOURD’HUI 4 JANVIER 2025 DANS LA PAGE « DÉBAT & OPINION » DU QUOTIDIEN « LA RÉPUBLIQUE DES PYRÉNÉES ».
CRONICA PARESCUDA UEI 4 DE GENÈR 2025 EN LA PAGINA « DÉBAT & OPINION » DEU DIARI « LA RÉPUBLIQUE DES PYRÉNÉES ».
L’année est passée comme une lettre glissée sous la porte. Que nous disait-elle ? Le pire ou le meilleur ? À chaque jour suffisent sa peine et ses révélations. Quoi qu’il en soit, l’avenir s’imposera comme il a toujours fait. Une question devrait nous interroger pourtant : qu’adviendra-t-il à notre monde, bien plus en danger qu’on le pensait jusqu’alors. Je pense aux 30% de nos concitoyens qui sont convaincus que le changement climatique n’est pas le fait des hommes. Le climat créerait le climat. Ainsi soit-il ! Des millions de citoyens français, pris dans les rets du complotisme climatosceptique, adhérent à ce mensonge. D’aucuns, positivistes en diable, pensent que les avancées technologiques résoudront de toute manière ce dysfonctionnement. Donald Trump et Elon Musk, son 1er ministre, s’emploient, comme les forces réactionnaires et d’extrême-droite européennes, à répandre leur rhétorique du mensonge. Ne proclament-ils pas que le dérèglement est une invention de ces satanés écologistes comme je l’ai entendu dire au marché d’un ancien compagnon que je ne savais pas aussi obtus. Peut-on connaître nos semblables ? Aux premiers instants de 2025, la fièvre était à l’œuvre. D’évidence, on ne parlemente pas avec elle. On la subit et on attend. C’est d’une banalité affligeante. A travers la fenêtre, le jardin était blanchi par la gelée. J’ai aperçu mon ami le « gòlis » (1) s’abritant sous le chèvrefeuille grelottant… un merle s’évader… plus loin, un couple de palombes. L’hiver semblait ressembler à ceux que j’avais connus naguère. Je me trompais sans nul doute. En revanche, les informations à la radio ressemblaient à celles que nous avions subies l’année écoulée, un « annus horribilis » pour faire le cuistre de service. Avons-nous des raisons d’espérer ? Je n’aimerais pas que nos enfants et petits-enfants viennent à vivre ce que « le père et le fils » de « La Route » (2), ce chef d’œuvre de la fin du monde détruit, brûlé par les hommes de mauvaise volonté.
« Bona annada ! »
1. Rouge-gorge.
2. Cormac McCarthy, Points Seuil.

