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COP28, EN VAIN ?

Neige-t-il à Dubaï ?

Cette cité dressée de toutes pièces dans le désert possède « Ski Dubaï », une station de sports d’hiver d’intérieur, dans le « Mall of the Emirates », un centre commercial. Y pleut-il ? Le site des Émirats Arabes Unis l’annonce en le déplorant : « (…) Les mois les plus pluvieux sont : mars, décembre et janvier. Nous conseillons les mois de janvier, février, mars, avril, novembre, décembre, pour visiter Dubaï. » Le site du « Guide du routard », lui, conseille : « Les vêtements légers sont recommandés la plupart du temps, mais chandails et vestes peuvent s’avérer utiles en hiver, surtout le soir ou pour les ambiances climatisées. » Les ambiances climatisées ! Puis, il précise : « Ne pas oublier également que bien que libéral, l’émirat de Dubaï reste un pays où la tradition musulmane est omniprésente. Pour les femmes, robes décolletées et courtes ou shorts sont à éviter. » Dubaï dictature wahhabite fait rêver. La ville accueille les plus riches voire des ultra-riches de ce monde menacé. Ce pays du pétrole et du gaz « a fanègas » (1) accueille donc la COP28. Une belle provocation mortifère à la face des millions d’hommes et de femmes qui souffrent quotidiennement du dérèglement climatique. En effet, « les Émirats Arabes Unis, organisatrice de cette rencontre, est un contre-modèle de la transition énergétique. » (2) La BBC écrit que le Sultan Al-Jaber, président de la principale compagnie pétrolière du pays, aurait profité de l’occasion pour négocier « de nouveaux accords pétroliers ». La Chine, entre autres, est un des négociateurs du Sultan. Elle se moque de l’état de la planète et joue à Dubaï le pays vertueux du climat. Elle continue néanmoins à créer des centrales au charbon et autres joyeusetés soutenus par un système bancaire international. Parfois, le découragement s’installe et on se dit « C’est foutu ! » puis on reprend courage. Comme le dit Jean-Marc Jancovici, ingénieur et consultant, qui publie Climat, crises. Le plan de transformation de l’économie française (3), « Il n’y a pas d’échappatoire au problème climatique ».

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