CHRONIQUE PARUE HIER SAMEDI 11 OCTOBRE 2025 DANS LA PAGE « DÉBAT & OPINION » DU QUOTIDIEN « LA RÉPUBLIQUE DES PYRÉNÉES »
CRONICA PARESCUDA GER DISSABTE 11 D’OCTOBRE 2025 EN LA PAGINA « DÉBAT & OPINION » DEU DIARI « LA RÉPUBLIQUE DES PYRÉNÉES »
Que voulez-vous que je vous dise ? Si peu, presque rien, qui en vaille la peine. Des banalités. En cette fin d’après-midi, j’assiste, comme vous sans doute, à un étrange théâtre parisien. Nous n’avons plus de 1er Ministre !
Le spectacle est pour le moins ahurissant, peut-être cocasse. Un vaudeville que Courteline ne pourrait renier s’il venait à ressusciter. En effet, notre metteur en scène élyséen s’est obstiné à ne pas voir combien sa « belle œuvre » créée en 2017 se jouait devant des salles quasiment vides.
Depuis sa fantasque dissolution, le public a fini par se lasser de ses suffisances bonapartistes. Ses fidèles parmi les fidèles l’ont trahi hier encore, le laissant seul face à lui-même. Que voulez-vous que je vous dise ? Que là-haut, dont nous ne connaissons l’agitation névrotique qu’à travers nos multiples écrans, la crise de nerfs n’a pas encore atteint son apogée. D’aucuns l’annoncent pour bientôt… « On ne sait jamais ! » comme disait ma pauvre mère.
Certains ont été pris de convulsions, leur devise semble être : « Après moi, le RN ! » quand d’autres jouent le chaos de la dissolution ou de la destitution. Nous n’avons pas fini de nous interroger sur l’issue de cette comédie dramatique.
« Passem ! » (1) Cet après-midi, la blonde et suave lumière d’octobre s’en va à son rythme. Bientôt, la petite nuit viendra avec sa fraîcheur et sa paix rédemptrice. Tè, vous ne saviez pas, notre fidèle « gòlis » (2) est revenu parmi nous. Sa fidélité me réjouit, me rassure. Hier, de bonne heure, lorsque l’air était frais et le soleil lointain, j’ai entendu son tendre chant automnal. J’ai pensé que son retour m’était précieux, moi qui ne sais observer que les vies minuscules.
Lire et écrire. Cette chronique, née aux forceps. Pensez, avec tout ce bazar, ce capharnaüm, ce bastringue, ce foutoir. Ce bordel, pour tout dire ! Que voulez-vous que je vous dise. Si peu, qui puisse vous intéresser.
P.S. En ce dimanche ensoleillé, je me vois contraint de dire que nous avons un nouveau 1er Ministre, enfin, un 1er Ministre, le même que précédemment qui avait démissionné.
1. Passons.
2. Rouge-gorge.

