UN NOUVEAU ROMAN : L’HOMME EST UN OURS QUI A MAL TOURNÉ

Mon nouveau roman, L’Homme est un ours qui a mal tourné, paraîtra le 22 octobre prochain aux éditions In8.

Je le présenterai le 3 novembre prochain à 18 h au Parvis (Espace Culturel Leclerc de Pau) aidé par mon vieil ami, Thomas Longué.

Présentation

Désormais à la retraite anticipée, Jan revient au pays dans sa ville natale, dans les Pyrénées, où un climat de peur s’est installé depuis la disparition de Laura Etxemendy. Il y retrouve Artur — dit l’Ours — son ami de toujours qui traverse une grave dépression, et Céline, son amour de jeunesse qu’il avait totalement perdue de vue. Pour Jan, c’est l’heure du bilan. Les souvenirs remontent à la surface : le traumatisme du service militaire, sa carrière de cadre à travers l’Europe, les femmes qui l’ont toutes quitté… Le narrateur nous plonge tantôt dans les années 80 de l’autre siècle, tantôt dans une actualité qui porte encore les stigmates d’une jeunesse vécue à pleines dents.

SOBRES

Chronique parue hier, samedi 1er octobre 2022 dans la page Débats du quotidien La République des Pyrénées // Cronica parescuda ger, dissabte 1èr d’octobre 2022 en la pagina Débats deu Diari La République des Pyrénées.

On nous dit que l’hiver sera rude, que nous serons contraints de mettre « col roulé », pulls et polaires, de baisser notre chauffage. On nous répète qu’il faudra calfeutrer nos « nidaus » (1), accepter avec patience les frimas à venir. En deux mots comme en quatre, devenir sobres. Mais le serons-nous vraiment ? D’aucuns le sont depuis fort longtemps. Ils y sont contraints. Ils craignent d’avoir plus froid que les hivers précédents. La précarité énergétique est une réalité et on découvre aujourd’hui qu’elle touche des millions de nos compatriotes. Ils subissent, de surcroît la sobriété financière. D’autres semblent douter des recommandations gouvernementales, pensant peut-être que nombre de nos concitoyens ne les suivront pas. D’autres encore ne les auront pas entendues car ils ont d’autres chats à fouetter. Que feront les plus fortunés — est-il besoin de les nommer : leurs noms ne claquent-ils au firmament de la richesse ? — suivront-ils les exigences que la crise climatique réclame. J’espère qu’ils l’écouteront. Ils participeraient ainsi à la solidarité nationale. Nous avons tous été frappées de plein fouet par une crise énergétique qui nous hante depuis des décennies. La violence de cette prise de conscience a été sans pareille. J’ai entendu, ici et là, des connaissances dire pis que prendre de cette sobriété nouvelle. Il est vrai qu’un courtermisme s’est répandu lentement mais sûrement dans toute la société. Ils sont légion ceux qui ont pensé que demain serait un autre jour voire que la technologie allait tout résoudre. Pourtant l’imminence de la catastrophe exige de tous de l’admettre et de faire son possible pour qu’elle n’advienne pas. C’est sans doute un vœu pieux. Qu’importe, le silence en pareille situation est mortifère.

1. Gîtes.