DES PLEINS ET DES VIDES

Chronique parue hier samedi 15 octobre 2022 dans la page Débats du quotidien La République des Pyrénées // Cronica parescuda ger, dissabte 15 d’octobre 2022 en la pagina Débats deu diari La République des Pyrénées.

Calorassa d’octobre //Canicule d’octobre

L’essence, l’essence, l’essence, nous sommes hantés ! On devrait plutôt psalmodier gasoil, gasoil, jusqu’à plus soif… En Béarn, la pénurie ne tourmente pas les esprits. Les réservoirs se remplissent encore. En revanche, en Picardie « que’n mancan » (1). Notre pays qu’on dit intelligent, avancé, dynamique, riche — que sais-je encore ? — pourra-t-il se défaire de sa dépendance aux hydrocarbures et choisir une autre voie qui verra les effets de serre baisser notablement. Jean-Marc Jancovici (2) écrit : « 100 milliards d’euros : voilà ce que l’État va devoir dépenser pour le bouclier tarifaire sur trois ans. (…) Avec ces 100 milliards, qu’aurions-nous pu faire pour nous passer un peu ou beaucoup de combustibles fossiles ? » Cette question m’est venue en tête ces derniers jours, n’ayant par ailleurs aucune compétence en la matière. Je vois, chaque jour, la nature et le climat s’abîmer. Je vis sur terre moi aussi. J’utilise une auto au gasoil et il m’arrive encore, « mea culpa, maxima culpa », de l’utiliser pour faire de petits parcours. L’habitude est une seconde nature. Nous en sommes tous là. Nous gérons pauvrement cette contradiction. Il y eut un temps pas si lointain où la voiture était reine voire plus encore, l’attribut suprême de la réussite sociale. Un temps bénit, diront certains, où le carburant était donné ou presque, même après la 1ère crise pétrolière en 1973 (le baril de brut passait alors de 3 à 10 dollars). Depuis lors, il n’a jamais cessé d’augmenter. Il atteint aujourd’hui des sommets ! A qui profite cette flambée du prix ? Nous le savons tous. Et pourtant, que fait-on ? Pensez au slogan en 1974 : « On n’a pas de pétrole mais on a des idées ! » Jancovici a, lui, des idées concrètes : « avec ces 100 milliards, le gouvernement aurait pu payer 10 millions de pompes à chaleur air-eau, ou la moitié en géothermie, réaliser environ 1 million de km de pistes cyclables. ». J’en passe… 

1. Ils en manquent.

2. Linkedin, 13 octobre 2022.

UN NOUVEAU ROMAN : L’HOMME EST UN OURS QUI A MAL TOURNÉ

Mon nouveau roman, L’Homme est un ours qui a mal tourné, paraîtra le 22 octobre prochain aux éditions In8.

Je le présenterai le 3 novembre prochain à 18 h au Parvis (Espace Culturel Leclerc de Pau) aidé par mon vieil ami, Thomas Longué.

Présentation

Désormais à la retraite anticipée, Jan revient au pays dans sa ville natale, dans les Pyrénées, où un climat de peur s’est installé depuis la disparition de Laura Etxemendy. Il y retrouve Artur — dit l’Ours — son ami de toujours qui traverse une grave dépression, et Céline, son amour de jeunesse qu’il avait totalement perdue de vue. Pour Jan, c’est l’heure du bilan. Les souvenirs remontent à la surface : le traumatisme du service militaire, sa carrière de cadre à travers l’Europe, les femmes qui l’ont toutes quitté… Le narrateur nous plonge tantôt dans les années 80 de l’autre siècle, tantôt dans une actualité qui porte encore les stigmates d’une jeunesse vécue à pleines dents.